vendredi 12 juin 2020

Le vrai visage de la police française

Voici une série de portraits détaillés de quelques-uns de flics que j'ai eu la (mal)chance de croiser au cours de ma vie. Comme les uniformes ne m'intéressent pas, je les appelle tous des flics. Soyez certains d'une chose : si j'ai survécu aux pires d'entre eux, c'est parce que je suis blanc.


Flic N° 1
Au cours d'un banal contrôle d'identité, un flic ausculte longuement mon permis de conduire (le vieux modèle, rose, à trois pans), en le tenant à deux mains, grand ouvert sous ses yeux. Soudain, il écarte les mains sans desserrer les doigts, déchirant le permis en deux ! Il regarde les deux morceaux, l'air satisfait (ou niais, c'est difficile à dire) ; glisse le pan déchiré entre les deux autres, me tend le tout en disant : "Il est déchiré ; il va falloir le refaire. Circulez."
J'ai mis du scotch et il est toujours en l'état. Je ne vais pas m'emmerder à faire des foutues démarches administratives pour un truc qui ne sert qu'une fois tous les dix ans, et encore !

Flic N° 2
Après un simple contrôle routier sur une aire de repos, un flic m'indique que je peux repartir sur la nationale ; il est debout, à trois mètres en arrière, sur ma gauche.. dans mon rétro, donc. Puisqu'il me dit que je peux y aller, je m'engage sur la route.. pour m'apercevoir qu'une moto arrivait, heureusement pas très vite. Non seulement le flic bloquait mon rétro mais il n'a même pas regardé derrière lui pour vérifier que la route était libre. Le motard et moi avons échangé quelques gestes, qui signifiait qu'il ne m'en voulait pas ; il devait avoir l'habitude.

Flic N° 3
En 1997, des amis néerlandais venus en vacances à Montpellier se font fracturer leur voiture et voler du matériel photographique. Leur assureur exige qu'ils fassent une déclaration de vol officielle sur place. Ne parlant pas très bien le français, et se doutant que la police locale ne parlera pas bien l'anglais, ils me demandent de les accompagner. Une fois au poste, outre que nous devons attendre plus d'une heure et demie sans raison discernable, une flic nous reçoit. Elle se montre aussitôt désagréable, à la limite de la grossièreté, ne supportant apparemment pas que je serve d'interprète ; elle m'engueule parce que mes amis n'ont pas fait la déclaration la veille à La Grande-Motte, où a eu lieu le vol, mais à Montpellier. J'explique que c'était tard le soir et qu'au téléphone, on nous a dit qu'il était possible de le faire le lendemain à Montpellier. En râlant, elle prend enfin la déposition de mes amis (tapant à deux index sur une machine à écrire). Au moment de noter leurs noms, elle se moque ouvertement de leur orthographe forcément étrangère, essayant de me prendre à témoin. Pour me calmer les nerfs, je me mets à marcher de long en large dans le bureau. Mes amis, plus patients que moi et ayant parfaitement compris ce qui se passait, ont pris sur eux sans rien dire, sachant que cela n'avait aucune importance. Il va de soi que nous n'avons pas eu droit à la moindre formule de politesse, et que leur matériel n'a jamais été retrouvé.
(Plus tard, je me suis inspiré de cette "policière exemplaire" pour un personnage parfaitement antipathique et heureusement très secondaire.)

Flic N° 4
Un après-midi de 2013, alors que je marche dans la rue Guillaume-Puy à Avignon, à l'approche du carrefour de la rue Thiers, je suis dépassé par une moto de la PN. À ce moment, le feu passe à l'orange. Au lieu de freiner, le motard accélère violemment et grille le feu rouge d'une bonne seconde, lancé à plus de 70 km/h. Dans la rue Thiers, une cycliste a commencé à s'avancer ; le motard l'esquive de quelques centimètres en faisant une embardée ; puis il hurle "CONNASSE !" si fort que sa voix recouvre le grondement du moteur. La cycliste manque perdre l'équilibre mais réussit à se rattraper ; de loin, je vois qu'elle est profondément choquée. Le "défenseur de l'ordre" s'enfuit, impuni et parfaitement conscient de l'être, sachant pertinemment qu'il est impossible à quiconque de noter le numéro à douze chiffres de sa plaque.

Flics N° 5, 6 et 7
Un soir, dans les années 2000, je sors de Nîmes par un chemin secondaire pour rentrer dans ma campagne. Au moment de quitter les derniers éclairages publics, je m'aperçois qu'une voiture roule derrière moi, sans le moindre éclairage. Dans le rétro, j'ai le temps d'apercevoir trois silhouettes à l'intérieur. Or, quelque temps plus tôt, un ami s'est fait voler sa voiture par une bande organisée, sur un bord de route, la nuit. Méfiant, je prends un itinéraire un peu bizarre, pour voir ce que fait le véhicule suspect (et, accessoirement, dangereux pour les autres, mais ça, ce n'est visiblement pas leur problème). Au bout d'une minute de filature, ils n'ont toujours pas allumé leurs feux. Je m'arrête brusquement sur un bas-côté ; ils font de même. Je repars ; ils repartent, cette fois, en allumant enfin leurs veilleuses. J'ai alors la certitude que ce sont des pirates et qu'ils vont me couper la route ou au moins tenter quelque chose. Je décide de gagner une route plus fréquentée. Mais au bout d'un kilomètre, la bagnole me double, se met à mon niveau (mettant en danger les véhicules qui pouvaient venir d'en face) et là, le passager me montre un objet posé sur leur tableau de bord : un gyrophare bleu, éteint ; il me fait signe de me ranger. Après quoi, ils ralentissent et se remettent derrière moi. Nous sommes en rase campagne, il n'y a pas d'aire sécurisée. Je m'arrête donc à l'arraché, à moitié sur le bas-côté ; ils font de même, quelques mètres en arrière, laissant leurs codes allumés. Deux hommes descendent ; le troisième reste au volant, maintenant sa portière ouverte, un pied à l'extérieur. L'un des deux va se poster à l'avant-droite de ma voiture, l'autre vient à mon niveau. J'entrouvre ma vitre. "Nous sommes de la BAC, dit celui-ci sans préambule. Nous recherchons des contrebandiers. Nous devons fouiller votre coffre."
Ah. Ni bonjour, ni bonsoir, ni documents officiels, bien sûr. Rien non plus sur le fait que vous avez roulé tous feux éteints, comme des voleurs, mettant en danger le vie des autres.. ? Le contraire serait surprenant, à vrai dire. Ont-ils le droit de faire ça ? Qu'est-ce que j'en sais ? Est-ce que j'ai le temps d'appeler la police ? Ha ha ha ! Lentement, je retire mes clés de la main droite et, de la gauche, prends une lampe-gourdin que j'ai toujours dans le vide-poche de ma portière puis je sors prudemment, tenant la lampe le long de ma cuisse, pour ne pas lui donner un aspect menaçant. Le flic (chauve, la trentaine, costaud, pas le moins du monde souriant, genre Bruce Willis que sa femme aurait quitté pour un maraîcher lozérien) se recule d'un pas et va vers l'arrière de ma voiture. Il ne dit rien sur la lampe. J'ouvre mon coffre. Le flic se penche et commence à soulever le bordel qui s'y trouve. À ce moment-là, celui qui s'était posté à l'avant-droit m'appelle et me demande mes papiers. Pourquoi pas avant ? Ça m'emmerde mais je le rejoins, manquant me casser la gueule dans le fossé, puisque nous sommes garés juste au bord. J'ouvre côté passager, prends mon sac, sors mes papiers, les lui tend ; il les regarde vaguement, me pose quelques questions sur mon métier, le village où j'habite.. parlant presque sur un ton anodin. Deux minutes plus tard, son collègue l'interpelle d'un "Rien à signaler ; on peut y aller." Ils retournent dans leur bagnole, font demi-tour et retournent vers la ville. En haussant les épaules, je rentre chez moi.
L'histoire pourrait s'arrêter là, et elle ne serait ni heureuse ni malheureuse ; ce serait une histoire sans intérêt. Hélas, elle a une suite. Deux semaines plus tard, avec un copain, nous décidons d'aller faire un billard. Une fois garé devant la salle, j'ouvre mon coffre pour prendre ma canne.. qui n'y est plus. Nous fouillons toute la voiture ; la canne est introuvable. Le lendemain, je vérifie qu'elle n'est pas chez moi. De toute façon, je sais très bien que je ne m'en suis pas servi entretemps. Personne d'autre n'a les clés de ma voiture. Je ne l'ai pas prêtée pendant ces deux semaines. Elle n'a pas été forcée. J'avais encore la canne de billard quand nous y avions joué la dernière fois, un mois plus tôt. La conclusion s'impose : ma canne trône désormais dans le coffre d'un "honnête" inspecteur de la BAC française.

Flics N° 8 et 9
Dans la nuit du 1er au 2 février 2002 (date facile à retenir entre toutes), des flics me contrôlent, vers minuit. Je suis en retard de deux mois sur le contrôle technique de ma bagnole. L'un des flics m'annonce que "mon véhicule est trop dangereux" et m'ordonne de le suivre au poste. Là, avec un autre flic, ils me font perdre une heure entière à les regarder remplir des papiers, que je refuse de signer. Puis ils m'annoncent que ma voiture restera immobilisée jusqu'à ce que j'ai régularisé ma situation. En d'autres termes, ils me laissent rentrer chez moi.. à pied, sans gilet de protection, à plus de quatre kilomètres en rase campagne, sur une route sans éclairage, par une nuit d'hiver où le goudron est verglacé.
Ah bon, c'est ma voiture qui est un danger ? Vous m'en direz tant..

Flic N° 10
Début janvier 2018, en faisant un bilan de mon compte en banque, je m'aperçois, atterré, que mes propriétaires ont abusivement prélevé une somme cinq fois supérieure au loyer mensuel. Dès le lendemain, après avoir vérifié qu'il ne s'agit pas d'une erreur mais d'une décision volontaire de leur part, j'annule l'autorisation de prélèvement automatique auprès de ma banque. Puis je vais à la gendarmerie la plus proche de mon domicile afin de déposer plainte pour escroquerie. La flic qui me reçoit rechigne d'abord à noter ma plainte ; lorsque je lui demande pourquoi, elle reste évasive mais ne réussit pas à cacher le fait qu'elle ne me croit pas. Ayant prévu le coup, je lui montre le relevé bancaire où apparaît l'opération frauduleuse ainsi qu'un document où figure le montant du loyer. Comme il ne faut pas être grand mathématicien pour calculer la différence, la flic consent enfin, avec réticence, à prendre ma plainte. Ayant fait, elle indique qu'à son avis, celle-ci ne sera pas recevable. Elle a parfaitement raison, puisque rien n'arrivera dans les mois à venir. L'a-t-elle seulement fait suivre à qui de droit ? J'en doute. Mes proprios ne seront jamais inquiétés, refuseront même de se justifier et de me rembourser.
Cerise sur le gâteau : tous mes amis m'ayant conseillé d'aller voir le défenseur des droits, j'ai tenté en vain de contacter celui de ma région pendant plus de six mois. Pas une seule réponse au téléphone ; jamais personne à l'adresse officielle du bureau, même aux heures d'ouverture. J'ai aussi vu un conciliateur de justice, qui a réfléchi vingt minutes avant de conclure que je devais "continuer à payer le loyer".
J'ai fait en fin de compte ce que font tous les locataires entubés par leurs proprios, puisque c'est notre seul recours, la seule justice à notre portée.

Flic N° 11
En 2006, en séjour à Paris, je me fais voler une sacoche informatique contenant, non pas un ordinateur, mais mes papiers, mes clés et des effets personnels. Il est minuit, je dois repartir le lendemain matin. Un ami m'amène au commissariat du 11e ; là, une fliquette prend ma déclaration, en faisant preuve de sympathie et en me traitant comme un être humain. Ensuite, épuisé, je vais en taxi dormir chez une amie. À six heures du matin, n'ayant pas fermé l'oeil, je vérifie mon téléphone. Miracle : le chef de la station de métro Porte-Dauphine m'a laissé un message ; un membre du personnel d'entretien a trouvé ma sacoche sous un siège et la lui a apportée ; ayant trouvé un stock de cartes de visite, il en a déduit que j'étais le propriétaire (ce qui, en soit, est déjà plus que la totalité du travail d'enquête que j'aie jamais vu accompli par tous les flics que j'ai rencontrés). Si je passe la prendre avant 9 heures, il pourra me la donner en mains propres plutôt que de l'envoyer au dépôt, où je ne pourrai pas la récupérer avant quinze jours. Vu qu'il y a les clés de chez moi dedans, je lui dis que, oui, je vais passer avant 9 heures. Ce que je fais, soulagé. Les seuls articles qui manquent sont une vingtaine d'euros, un stylo-plume, une clé USB et une paire de gants.
Du coup, la déclaration de vol ne m'a servi à rien ; mais au moins, j'ai eu droit à un sourire de commisération.
Ah, et au fait : la station Porte-Dauphine est dans le 16e arrondissement. Concluez-en ce que vous voulez.

Flic N °12
Un après-midi de 2014, en pleine canicule, alors que j'ai un pied dans le plâtre et que je séjourne dans un studio prêté par des amis, je vais chercher quelques objets dans ma voiture, garée dans la rue la plus proche (elle a été amenée par un ami). Aussitôt, un type, venant d'une maison voisine, m'aborde grossièrement, me disant que je peux pas me garer là. Je vérifie : l'emplacement est licite, bien marqué au sol, sans condition, non personnalisé et il n'y a pas de parcmètre. Quel est le problème ? "J'habite en face", beugle le mec ; c'est ma place !" Je regarde le portail d'où il est venu, son allée qui peut contenir deux voitures, son garage qui peut en contenir au moins une. Comme je ne vois pas ce que je peux faire ou dire, je ne dis rien. Alors, le type me fonce dessus et tente de me faire tomber. Je réussis à garder mon équilibre, attrape ma béquille d'une main et la brandit au-dessus de sa tête, ce qui le calme. "Je vais appeler les flics !" beugle-t-il. "Te fatigue pas, dis-je. Je vais le faire pour toi. On va rigoler." Et je compose le 17, tandis que le type retourne chez lui en m'insultant. Après plusieurs minutes d'attente, j'ai donc expliqué à la flic que j'ai eu au bout du fil ce qui venait de se passer. À votre avis, que s'est-il passé ? Les flics ont-ils débarqué pour saisir ma plainte et arrêter l'agresseur, ou au moins lui demander des comptes ? Bien sur que non. La "charmante" préposée n'a eu de cesse de me dissuader, utilisant une batterie impressionnante d'arguments tous plus foireux les uns que les autres, devenant de plus en plus grossière, soupirant toutes les trois secondes et finissant par me raccrocher au nez.
J'ai laissé ma bagnole où elle était. S'il lui arrivait quoi que ce soit, je savais parfaitement où trouver le responsable.

Flics N° 13 et 14
Un dimanche après-midi, j'ai été arrêté sur la route par deux cow-boys qui ont prétendu que j'avais grillé un stop, ce qui était un mensonge flagrant. Malheureusement, je n'avais aucun témoin. Ils m'ont collé une contre-danse, ce qui leur a pris 35 minutes, pendant lesquelles ils ont laissé tourner le moteur de leur caisse. Dix mois plus tard, j'ai découvert qu'un huissier avait pris une somme conséquente sur mon compte, résultat d'une amende infligée par un juge dont je n'avais jamais entendu parler, n'ayant jamais reçu la moindre convocation à quelque sujet que ce soit. Un an plus tard, un autre huissier a prélevé une autre somme (légèrement inférieure) pour la même raison.
Merci de ne pas me dire que j'aurais dû aller porter plainte. À qui ? L'IGPN ?

Flic N° 15 et 16
Une nuit, rentrant à Eguilles après une soirée à Aix (non arrosée, je précise), alors que je roule sur une départementale prioritaire, à 80 km/h, je perçois un mouvement suspect sur ma droite. J'ai à peine le temps de donner un coup de volant à gauche pour éviter une Renault 21Nevada qui a surgi devant moi, sortant d'un chemin secondaire, TOUS FEUX ÉTEINTS. Le temps que je me remette du choc (heureusement, pas physique) et que je revienne dans la voie de droite, je réalise que le véhicule qui a failli me percuter n'est autre qu'une voiture de la gendarmerie. Tout en lâchant une bordée de jurons que je regrette de ne pas avoir enregistrée, je continue ma route. Dans mon rétro, je vois bientôt que la Nevada a enfin allumé ses feux et me suit. Bientôt, ils me dépassent, se rabattent.. et le flic passager me fait signe de m'arrêter ! Bouillonnant de colère, je m'arrête, prêt à re-déverser ma litanie de jurons bien sentis. Les deux flics descendent ; l'un d'eux porte une arme automatique en bandoulière et fait le tour de ma voiture ; l'autre, le conducteur, qui doit avoir vingt ans à tout casser, se penche à ma portière.. et entreprend de m'expliquer que j'ai "franchi une bande blanche, ce qui est une infraction au code de la route."
J'avoue avoir une amnésie partielle concernant les minutes qui suivent. Ai-je expliqué, l'écume au bord des lèvres, à ce débile mental que j'ai franchi une bande blanche dans le seul but d'éviter que nous soyons tous tués par son imprudence et sa connardise ? Ai-je proféré à son encontre la plus ahurissante bordée de jurons que j'aie jamais adressée à quiconque ? Me suis-je contenté de serrer les dents en jetant à ce triste concentré de pauvre type un regard de rage pure ? Lui ai-je fait comprendre que s'il avait la très très mauvaise idée d'insister un tant soit peu, je n'hésiterais pas à le poursuivre en justice pour conduite dangereuse, mise en danger de la vie d'autrui et autres délits ? Honnêtement, je ne m'en souviens pas ; ce moment de ma vie est enfoui sous un épais voile rouge.
Tout ce que je sais, c'est qu'au bout d'un moment, l'autre flic a regardé son collègue en hochant le menton, qu'ils ont regagné leur voiture et sont partis sans rien ajouter. Il m'a fallu un bon quart d'heure pour retrouver mon calme et rentrer chez moi.

Conclusion
Un seul exemple positif sur seize ! Inutile mais positif.
Et je suis blanc. Je n'ose même pas imaginer ce que chacune de ces situations aurait donné si j'avais eu la peau noire ou basanée, ou si je n'avais pas été français. Je ne me réjouis pas d'être ainsi privilégié. Ce privilège, je n'en veux pas. Il pue de la gueule ; il est le résultat d'un système pourri de l'intérieur, ou plus exactement : de l'Intérieur, un système dont je profite par défaut et que je souhaite ardemment voir crever.
A vrai dire, j'en ai marre d'être blanc.
Pour toutes ces raisons, à cause de tous ces connards et ces connasses inexcusables - qui sont donc majoritaires, n'en déplaise aux hypocrites -, je conchie toute la police et je compisse ceux qui la défendent (sauf s'ils le font par pure ignorance ; auquel cas, qu'ils aillent se faire soigner). De tristes crevures comme Castaner ne sont pas le problème ; ils ne font que se mouler dans la forme intolérante et intolérable que la police a adoptée depuis les années de plomb (Papon, Pasqua, Pandraud et compagnie), une forme qu'elle n'a jamais quittée, une forme que Castaner ne fait qu'exacerber parce que ses lâches commanditaires lui en donnent l'ordre. La police, cette police, n'est rien d'autre qu'un instrument de pouvoir, une arme inhumaine qui ne souffre aucune contradiction, aucun contre-pouvoir, aucune justice.
Didier Daenninckx, David Dufresne, Maurice Rajfus et quelques autres n'ont jamais cessé de dénoncer cet état de fait ; rien n'a changé depuis l'Ancien régime, qui a créé la police. Tant que la police (et toutes les institutions censées défendre et protéger la population) ne seront pas majoritairement et réellement de gauche, tant que les rangs de ces institutions ne seront pas purgés de leurs éléments fascistes, racistes, sexistes, anti-pauvres.. il n'y aura ni équité ni justice ni paix dans ce pays. Il n'y aura qu'un système de répression violent et arbitraire, faisant sa propre loi, pétri de mauvaise foi, soumis à un capitalisme aveugle, meurtrier et odieux ; bref, un des derniers bastions du régime féodal qui, telle une hydre oubliée, a fait repousser ses têtes les plus répugnantes.
Il est temps de les couper une fois pour toutes.

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